Documents relatifs à la l'amiante, l'arsenic et leur présence à Salau

Étude de l'empoussièrement fibreux à la mine de Salau (Ariège)

J.L Boulmier - BRGM - 12 janvier 1984

Extraits :

" La microscopie électronique montre que la moité des fibres observées ne sont pas de l'amiante. Pour les autres, il s'agit d'actinolite dont les fragments fibreux dénombrés possèdent parfois un faciès asbestiforme."

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"De l'amphibole à faciès fibreux est observé dans des cornéennes et dans des skarns. Il s'agit d'actinolite, qui, sans atteindre un faciès asbestiforme typique, est apte à produire des fragments fibreux que l'on doit classer sous l'appellation amiante"

"Des fibres se détaches aisément de la roche et produisent des particules asbestiformes fines."

"par broyage léger, les deux échantillons produisent, de la même manière, des fibres susceptibles d'être disséminées dans l'air et de conduite à une pollution par l'amiante".

" Les poussières prélevées à la main sur les parois de la galerie contiennent les mêmes types de fibres que dans l'air. L'actinolite est le type le plus fréquent, en fibres de diamètre rarement supérieur à 1micron. Les plus fines ont parfois un faciès asbestiforme typique."

"De l'actinolite fibreuse classée comme amiante est présente dans les roches de la mine de SALAU."

Rapport sur les risques liés à la présence d'amiante à la mine de Salau (Ariège)

H. Pezerat - Directeur de recherches au CNRS - 8 janvier 1986

Université P et M Currie - CNRS

Extraits :

" En vacances dans cette région en juillet 1985 [...] j'ai rencontré un certain nombre de mineurs atteints d'asbestose"

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Salau_rapport1985 H Pezerat.pdf
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L’eau, facteur de libération de l’arsenic naturel

Michel Bonnemaison - BRGM

Géoscience n°2 - septembre 2005

Extrait :

" En fait, sa [l'arsenic] présence dans les eaux superficielles correspond bien souvent à une activité humaine ayant perturbé l’équilibre du milieu, et cette activité peut être très éloignée d’une activité industrielle associée classiquement à cet élément. Ainsi, la réalisation de travaux publics, comme l’ouverture d’une route ou le foncement d’un tunnel, s’ils s’effectuent dans des roches imprégnées d’arsénopyrite, provoquera inéluctablement une déstabilisation de ce sulfure et libérera de l’arsenic dans les eaux de ruissellement."

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liberation_arsenic_eau_bonnemaison__2005
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Mise en ouvre de la méthodologie IEM sur un ancien site minier en Ariège, Salau

N. Aubert - BRGM & C. Hulot - INERIS

Décembre 2011

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Extraits :

"Les teneurs en arsenic constituent une anomalie forte dans les résidus de laverie et dans les stériles du carreau 1230 par rapport à l’environnement local témoin et aux terres de la zone enherbée."

"Les résidus de laverie présentent de fortes anomalies par rapport à l’environnement local témoin pour l’arsenic, le cuivre, le fer, le bismuth et le tungstène. Des anomalies plus modérées ont été mises en évidence pour le titane, le cadmium, l’antimoine, le molybdène, le fluor et le gallium"

"les stériles présentent de fortes anomalies par rapport à l’environnement local témoin pour l’arsenic, le cuivre. Des anomalies plus modérées ont été mises en évidence pour le tung tène, le cadmium, le titane, l’antimoine, le molybdène, le fluor et le gallium"

"les résidus de laverie présentent une acidité plus importante (4,6 en moyenne) que les sols naturels."

"Des hydrocarbures ont été quantifié s à des concentrations importantes dans les sols superficiels à proximité immédiate d’une ancienne cuve de fioul située derrière l’un des bâtiments présents sur le carreau."

"Les stériles des carreaux 1430 et 1320 et les résidus de laverie du carreau 1320 présentent également des anomalies fortes en arsenic, cuivre, fer et tungstène et des anomalies plus modérées en cadmium et antimoine."

"Une légère influence de la mine sur les concentrations en arsenic, tungstène et strontium dans les eaux issues de la mine a été constatée."

Rapport concernant les risques sanitaires de l'ancienne mine de Tungstène - Salau (Ariège)

Annie Thébaud-Mony - Directrice de recherche honoraire à l’Inserm

20 septembre 2015

Extraits :

"La présence d' « amphiboles » et de « pyrites arsenicales » dans la région de Salau est documentée dès 1870, dans le cadre d'une Carte géologique et minéralurgique du département de l'Ariège, et confirmée par de nombreux travaux géologiques"

"Les amphiboles constituent la catégorie d’amiante reconnue comme la plus dangereuse, strictement réglementée puis interdite dans la plupart des pays industrialisés dès les années 1970-1980."

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Rapport(2015)_annie-thébaud-mony.pdf
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Note complémentaire Salau mars 2016-1.p
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"les protagonistes d’une ré-ouverture de la mine peuvent se prévaloir d’une absence de données officielles concernant les maladies
professionnelles chez les anciens mineurs de Salau."

"une expertise collective INSERM a non seulement reconnu que tous les types d’amiante sont dangereux mais aussi qu’il n’y avait pas de niveau d’exposition en dessous duquel les risques étaient inexistants. L’amiante a donc été interdit en France en 1997 et dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne en 2005. L’épidémie de maladies liées à l’amiante, en particulier les cancers, continue à faire de très nombreuses victimes. La gestion des lieux contaminés par l’amiante est devenue un cauchemar pour les collectivités
territoriales notamment. Il en est de même, pour la contamination par l’arsenic.
Ré-ouvrir la mine de Salau mettrait gravement en danger la santé des mineurs et des riverains, y compris si une décision favorable était donnée à des travaux de recherches et d’exploration."

Amiante: une mine pyrénéenne fait polémique

Association Henri Pézerat

27 décembre 2015

Extraits :

"Chercheure en santé publique à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris, université Paris 13), et par ailleurs présidente de l’association Ban Asbestos France, Annie Thébaud-Mony évoque en effet un risque amiante important sur le site, mais aussi la présence d’arsenic et de silice cristalline, dans un courrier envoyé lundi 14 décembre à la préfète de l’Ariège."

 

"Le degré d’exposition se situait alors entre 0,05 et 0,07 fibre/cm3, soit 20 à 40 fois moins que la norme de l’époque, de 2 fibres/cm3. Depuis, l’amiante a été interdite en 1997 en France, et cette valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP), en cas d’intervention sur des chantiers contaminés, a été abaissé à 0,01 fibre/cm3 en 2012."

 

"Visitant le site en mai 1986, soit sept mois avant sa fermeture, Annie Thébaud-Mony avait recensé 14 cas d’atteintes respiratoires parmi les mineurs, dont 9 d’asbestose, 3 de silicose et 2 de cancer bronchopulmonaire, plusieurs d’entre eux ayant été reconnus comme maladies professionnelles."

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L’amiante

Présentation, effets sanitaires, expositions et cadre réglementaire

ANSES - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

2 juin 2016

Extraits :

"Il existe deux variétés minéralogiques d’amiante qui ont été exploitées et commercialisées :

  • les serpentines, dont est extrait le chrysotile ou amiante blanc ;
  • les amphiboles, dont sont extraites : l’anthophyllite, l’actinolite, la trémolite et les deux espèces plus utilisées : l’amosite (ou amiante brun) et la crocidolite (ou amiante bleu).

Ces six espèces d’amiante reconnues diffèrent notamment de par leur composition chimique et leur dimension."

 

"Toutes les variétés d’amiante sont classées comme substance cancérogène pour l’homme (catégorie 1A) par l’Union européenne et comme agent cancérogène certain (groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), sachant que seuleLa classification européenne a une valeur réglementaire en France."

 

" L’interdiction totale de l’amiante est entrée en vigueur, en France, en 1997. Au niveau Européen, toute extraction, fabrication, transformation de fibres d’amiante ont été interdites en 1999 par la directive 99/77/CE (dont la mise en œuvre devait être effective, au plus tard au 1er janvier 2005)."


Association Stop Mine Salau

Mairie

Le Village

09140 Couflens